Servitude volontaire des favoris
La Boétie analyse comment les courtisans et favoris du tyran participent activement à leur propre destruction : en cherchant à s'enrichir sous la faveur tyrannique, ils renforcent la puissance du tyran qui finit par les dévorer. Leur servitude est doublement volontaire : ils choisissent de servir pour des biens qui ne leur appartiennent jamais vraiment, et ce faisant alimentent le mécanisme même qui les écrase.